Par Mark Halbmeijer, 1er prix du concours Shaping The Office dans la catégorie Fonctionnalités.

Penser, faire, oser
N’as-tu pas écouté les conseils de tes parents ?… Ils te l’ont pourtant appris dès que tu es né. Apprendre à réfléchir. Prendre les choses en considération et pouvoir résoudre les problèmes auxquels tu fais face. Pour ensuite pouvoir faire ce qui est nécessaire et sans doute, avec un peu de courage, te propulser vers de nouvelles hauteurs.

Penser, faire et oser : ce sont des principes valables pour un bureau, qui peut finalement être aménagé, via la technique actuelle, comme nous le souhaitons. Via l’automatisation et la robotisation de notre lieu de travail, les besoins actuels de travail se déplacent vers l’optimisation de procédures et la prévention des problèmes. C’est un travail mental.
Pour « penser », tu viens au bureau, surtout quand tu te réunis avec ton réseau de collègues. Par exemple, pour solutionner les points noirs de ton travail, ou transmettre des connaissances. Un environnement propice à l’inspiration y contribue. « Faire » – dans tes activités, tu agis quand la situation te semble correcte. Cela peut aussi se passer au bureau, mais pourquoi un travailleur du service clientèle doit-il rester assis 8 heures par jour dans son espace de travail, alors qu’avec une bonne connectivité numérique, un casque et un iPad en main, il peut aussi travailler depuis son jardin ? Peut-être peut-il, ou elle, aussi se satisfaire d’un salaire plus bas, dans ce cas ? En réalité, on vient au bureau pour partager des expériences et des opinions. Nous devons « oser » aménager autrement nos activités. Pourquoi formons-nous les gens à pouvoir travailler de façon indépendante dès l’école secondaire, quand dix ans plus tard, alors qu’ils ont même décroché un master, nous les replaçons dans un canevas de type école secondaire ? Il faut oser se faire mutuellement confiance au sein d’une organisation, sinon mieux vaut tout faire soi-même… L’imagines-tu pour toi-même ?
Le rôle du rangement dans le processus de travail
Pour solutionner des points noirs, tu as besoin du bon input, ce qui se traduit aussi souvent par des éléments physiques que tu as réalisés ou créés. Parallèlement, la vulnérabilité des informations à l’ère numérique crée parfois le désordre ; les virus et les hackers s’en donnent actuellement à cœur joie. Ce stockage d’informations doit cependant satisfaire à la mentalité du besoin immédiat à laquelle nous sommes aujourd’hui habitués via nos mobiles. L’information doit être là, au bureau, quand on estime en avoir besoin.
La mobilité de l’information physique est une priorité majeure dans un bureau moderne. En intégrant juste le contenant de la technique dans un bureau, cette mobilité peut être atteinte. Personne ne veut gâcher la surface chèrement louée d’un bureau avec du stockage d’informations qui ne seront nécessaires qu’une seule fois à l’occasion. Pourquoi n’utilisons-nous pas le plafond ? Il est quand même utilisé efficacement à 50 pourcents pour les installations de bâtiments. Avec les moyens actuels des TIC, nous pouvons déterminer où et quand nous avons besoin de notre stockage. Pourquoi n’y a-t-il pas de conseiller en stockage et conservation présent dès le démarrage d’un projet ?

Comme les conseillers en risque d’incendie, constructions et installations ? La bonne façon de stocker dépend de l’utilisateur, c’est seulement lorsque nous n’intégrons pas ces souhaits dès le premier moment que nous nous retrouvons avec une solution qui n’est idéale pour personne. Ce ne sont bien entendu que des mots sages, mais nous devons encore travailler personnellement chaque jour à l’usage optimal des nouvelles technologies. APTO est un bureau d’architectes qui a démarré ses activités depuis le début de la crise et a des domaines d’activités en perpétuelle évolution, mais une seule manière de travailler : réflexion, concept, stratégie et faisabilité. De la réflexion, vu le mélange actuel des fonctions et le désir d’être différent, on nous en demande souvent, dès le démarrage. Un bon architecte est capable comme personne de schématiser un concept et, tel un portemanteau, de mettre en valeur un objet, un cas d’affaires ou une autre application du projet. En outre, il est essentiel en tant qu’architecte de réfléchir à la stratégie d’un projet, à son planning, son budget et son échelonnement. Pour amener un tel projet jusqu’au stade de la faisabilité. Si nous ne nous en sortons pas nous-mêmes, nous recherchons les meilleurs spécialistes en la matière. Nous devons également fixer nous-mêmes des étapes dans notre processus de travail, et commencer par soi-même est le mieux que l’on puisse faire. À propos, ce blog a été rédigé à San Francisco vers 23 heures sur un téléphone mobile, alors que j’étais déjà au lit…

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