ARCHIVES DEPARTEMENTALES 76, FRANCE

Réduire la pénibilité du travail des magasiniers

Les Archives départementales de la Seine-Maritime à Rouen ont élu domicile sur le site de Grammont en 2011. Après deux années de fonctionnement, plusieurs magasiniers ont montré des soucis de santé. Une étude ergonomique est alors commandée. Cette étude a mis en évidence des maux d’épaule dus à la manipulation à répétition des rayonnages mécaniques, des chariots, d’archives lourdes et au travail en hauteur.

« Nos équipes sont très sollicitées. Il s’agit de faire une dizaine de levées en magasin par jour dans un temps très limité. Concrètement, un magasinier peut avoir à lever entre 40 et 50 boîtes d’archives ou registres en quarante-cinq minutes » explique Sophie SEMENT, Cheffe du service Exploitation et Sécurité. « Plusieurs agents ont montré des soucis de santé, dont un magasinier reconnu en maladie professionnelle. Nous devions réagir. » ajoute-t-elle.

Des magasins d’archives motorisés

Plusieurs mesures sont mises en œuvres pour réduire la pénibilité du travail des magasiniers.

Des aménagements ont été mis en place pour qu’il y ait toujours deux personnes par levée.

« Nous avons des portes coupe-feu très lourdes qui sont positionnées de telle manière qu’il faut tirer la porte et pousser le chariot en même temps. Avec cette nouvelle organisation en binôme, un agent ouvre la porte pendant qu’un autre agent pousse le chariot. » explique Sophie SEMENT.

Les hauteurs des tables ont également été revues pour des gestes moins pénibles.

« Et pour les rayonnages, Bruynzeel nous a proposé très vite une solution de motorisation. » ajoute Sophie SEMENT.  « Nous avons priorisé les magasins d’archives les plus sollicités. Au total, ce sont cinq magasins qui ont été transformés en rayonnages Compactus® motorisés ».

 

Une réunion préparatoire est organisée dès janvier 2017. Les Archives, la Direction des bâtiments, le chargé d’affaires et le coordinateur de chantier Bruynzeel s’accordent sur un calendrier.

« L’objectif était d’avoir des documents le moins longtemps incommunicables au public. Nous avons dû faire quelques travaux préalables d’électricité. Les travaux étaient terminés en avril. Nous avons eu quelques soucis de planning à gérer. Mais dès que le coordinateur de chantier a pris les choses en mains, nous avons pu optimiser les travaux et réintégrer les documents au plus vite ».

Pour motoriser les rayonnages, l’équipe des Archives a dû vider les tablettes du bas pour passer les câbles et placer les moteurs. Ce sont environ 3 km linéaires d’archives qui ont dû ainsi être manipulés.

La réception du chantier a eu lieu fin avril et les documents ont été réintégrés dans la foulée pour être de nouveau accessibles au public dès le mois de mai.

 

Le retour des utilisateurs : Aucune contrainte de temps

« Nous avons été agréablement surpris par le système. Nous étions curieux de voir le temps nécessaire pour déplacer les rayonnages. Finalement, nous n’avons aucune contrainte de temps liée à la motorisation.

Concernant les éléments de sécurité, nous avions déjà été rassurés par la réunion préparatoire. Nous avons également bénéficié d’une formation utilisateurs et d’une formation plus technique, notamment pour paramétrer le mode ventilation des rayonnages.

Nous avions impliqué l’équipe de magasinier dès le début du projet. Tout le monde est maintenant très à l’aise avec la manipulation des rayonnages ».

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