ARTOTHÈQUE DE MONS, BELGIQUE

MONS 2015, QUAND LA NOUVELLE TECHNOLOGIE RENCONTRE LA CULTURE
Jusqu’à la naissance de l’Artothèque, les musées de la Ville de Mons ne disposaient pas de réserves dignes de ce nom. Les œuvres étaient stockées dans des caves ou des greniers. 

Le problème du stockage des œuvres s’est amplifié depuis 2000, alors que la Ville de Mons met en œuvre une politique d’expositions dynamique, avec des expositions permanentes et des expositions temporaires itinérantes sur différents lieux. Avec le programme BAM (nouveau Musée des Beaux Arts de Mons), le musée Jean Lescarts a dû être vidé pendant les travaux. Le problème est devenu incontournable et une solution devait être trouvée pour stocker les œuvres.

 

Le bâtiment de l’ancienne Chapelle des Ursulines était alors en vente. Même si l’état de la chapelle est désastreux, il s’agit d’un bâtiment relevant du riche patrimoine architectural de Mons. La Ville en fait l’acquisition en vue d’en faire des réserves en prévision du redéploiement des musées prévu dans le cadre de Mons 2015, capitale européenne de la culture.

La chapelle a été bombardée pendant la seconde guère mondiale. La structure est en bon état, mais l’intérieur est dévasté. Le bâtiment a été réutilisé par un marchand de meubles qui avait aménagé sept plateaux. Il présente une bonne stabilité climatique. Véritable trait d’union entre la vieille ville et la nouvelle gare, sa nouvelle affectation – rendre les réserves visibles grâce aux nouvelles technologies et surtout au virtuel – est en parfaite cohérence avec le leitmotiv de Mons 2015 « Quand la nouvelle technologie rencontre la culture ». Il sera ainsi le lieu idéal pour accueillir des réserves visibles grâce à des techniques virtuelles.

« Le bâtiment constitue une passerelle historique entre la vieille ville et le projet de quartier moderne. Ceci est parfaitement cohérent avec le leitmotiv de Mons 2015 : quand la nouvelle technologie rencontre la culture. »

Michel De Reymaeker – Conservateur en chef des collections muséales, Pôle Muséal de la Ville de Mons

Le projet est très évolutif et fait l’objet d’un important travail collaboratif avec les architectes.

QUANTIFIER LES COLLECTIONS ET RATIONNALISER LE RANGEMENT DANS LES RÉSERVES DE L’ARTOTHÈQUE
Les réserves de l’Artothèque accueillent des collections très variées de différents musées, de la préhistoire à l’art contemporain. Il n’y avait pas de réserves mutualisées.

« La première complexité a été de quantifier. Il a également fallu rationnaliser le rangement. Notre dénominateur commun a été la matière. »

Sophie Simon – Conservateur adjoint des collections muséales, Pôle Muséal de la Ville de Mons

L’informatisation de l’inventaire a aidé les équipes du Pôle Muséal à quantifier les collections. Le déménagement et le récolement des œuvres ont été réalisés simultanément. Lors de l’inventaire, l’état de l’œuvre est contrôlé, une photo documentaire est réalisée pour le catalogue, et l’emplacement est répertorié.

Pour rationnaliser le rangement, Sophie Simon a également pris quelques exemples de mobilier de réserves de musées pour compléter le mobilier existant qui a été réutilisé.

« Nous sommes partis du principe que chacune des œuvres a sa place dans nos réserves, même lorsqu’elles sont sorties pour une exposition à l’extérieur. Nous devions également prévoir l’expansion des collections. Nous avions donc besoin de maximiser l’espace. L’apport de Bruynzeel a été précieux dans ce sens.» explique Sophie Simon. Il s’agissait en effet de faire la différence entre la spécification « longueur de grille au kilomètre » donnée aux architectes et l’optimisation de l’espace.

DES SYSTÈMES DE RANGEMENT SUR MESURE À PRESQUE TOUS LES ÉTAGES
Etagères fixes, rayonnages à tiroirs, tringles à vêtements, grilles à tableaux mobiles et fixes, Bruynzeel a installé du mobilier sur mesure sur 7 des 8 niveaux de l’Artothèque.

« Nous avons été particulièrement attentif au choix du mobilier. Il nous fallait du mobilier bien pensé. Par exemple, nous apprécions les meubles à tiroir qui permettent de protéger les œuvres de la lumière et de la poussière tout en facilitant l’accès aux objets. » précise Sophie Simon.

Réserves -1
Des rayonnages fixes neufs et réutilisés accueillent le matériel lithique archéologique.

Rez-de-chaussée
Dès son arrivée, le visiteur découvre une réserve entièrement vitrée dans laquelle des peintures sont stockées sur des grilles à tableaux mobiles. La scénographie est couplée au système de rangement : une vidéo est projetée, donnant des explications sur les œuvres présentée set sur les divers traitement – restauration, numérisation, etc. – qu’elles ont subis à l’Artothèque. La visite se poursuit dans une salle équipée d’une longue grille à tableaux fixée au mur, d’étagères à tablettes finement perforées et de meubles à tiroirs interactifs.

Centre de documentation R+1
Huit rangées de rayonnages fixes de bibliothèque accueillent les ouvrages du centre de documentation. En façade, des tablettes de présentation mixtes permettent à la fois la présentation et le classement de documentations.

Réserves R+1 et R+2
Des grilles à tableaux mobiles équipent les réserves où sont stockées des peintures de toutes tailles. Pour maximiser la surface de rangement, des grilles fixes ont également été installées contre les murs libres.

Atelier de numérisation et de production R+3
Des tables d’atelier de longue portée ont été réalisées sur mesure.

Réserves R+5
Différents types de rayonnages à palettes, meubles à plans, rangements avec des tiroirs de toutes tailles permettent de ranger des objets de toutes dimensions.

Réserves R+6
Différents types de rayonnages et meubles à tiroirs équipent les réserves de textiles. Des rayonnages penderies ont été réalisés sur mesure pour intégrer une tringle perpendiculaire aux tablettes afin de stocker des vêtements très larges.

L’avis des utilisateurs
Le mobilier de réserves de Bruynzeel fait l’unanimité.

« Nous sommes très contents de l’ensemble des dispositifs de rangement dont nous disposons, et particulièrement du système de grilles sur rails qui élimine les vibrations. C’est à notre connaissance le meilleur système pour conserver des peintures. D’ailleurs nous sommes enviés et les réserves de l’Artothèque sont déjà devenues une référence »

Sophie Simon et Michel De Reymaeker – Pôle Muséal de la Ville de Mons

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